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Points clés à retenir
- Le mulot mesure 7 à 15 cm, à ne pas confondre avec le campagnol
- Le purin de sureau se prépare avec 1 kg de feuilles pour 10 litres d’eau, 2 semaines de macération
- Les huiles essentielles (menthe poivrée, citronnelle) repoussent sans tuer
- Le bicarbonate et le sel visent à éliminer, une logique différente des répulsifs
- Fermer les trous et entretenir le compost évite le retour des mulots
Reconnaître un mulot avant d’agir
Sur le terrain, on voit vite que la plupart des gens traitent un problème de mulot sans même savoir s’il s’agit d’un mulot. Avant de sortir le purin ou les huiles essentielles, il faut identifier l’animal. C’est la base d’un remède de grand-mère contre les mulots qui fonctionne réellement, et c’est justement l’étape que la plupart des articles sautent.
Taille et aspect du mulot
Le mulot est un petit rongeur au pelage roux-brun, au ventre clair, avec de grandes oreilles et de longues moustaches. Il ne mesure que 7 à 15 cm, selon les données rapportées par lemagdesanimaux.ouest-france.fr. C’est un repère simple à garder en tête avant de comparer avec d’autres nuisibles du jardin.
Trou de mulot dans la pelouse ou le jardin
Le trou de mulot est petit, rond, propre, sans monticule de terre autour. Il se situe souvent près d’une haie, d’un tas de bois ou d’un potager. Un chantier bien préparé, c’est la moitié du travail : repérer d’abord l’entrée principale évite de disperser les traitements n’importe où dans le jardin.
Mulot ou campagnol : les confondre est l’erreur n°1
C’est une erreur classique que je rencontre souvent chez les particuliers : ils traitent un campagnol (rat taupier) comme un mulot, ou l’inverse. Le campagnol creuse des galeries en surface qui soulèvent la terre en bourrelets visibles dans la pelouse, alors que le mulot fait des trous discrets et circule surtout à découvert la nuit. Les dégâts et les méthodes de lutte ne sont pas identiques : un répulsif efficace contre l’un ne donne pas toujours le même résultat sur l’autre.
Crottes de mulot : forme et taille
Les crottes de rongeurs présentes au jardin se distinguent par leur forme. Selon kenavo-nuisibles.fr, on trouve des crottes de 4 à 6 mm, ovales, souvent dispersées à l’extérieur, et d’autres de 3 à 5 mm, en forme de grain de riz, regroupées. Les sources ne précisent pas toujours laquelle correspond exactement au mulot et laquelle au campagnol ou à la souris : mieux vaut donc s’appuyer surtout sur les trous et les galeries pour trancher, plutôt que sur les crottes seules.

Pourquoi les mulots s’installent dans votre jardin
Un mulot ne vient pas par hasard. Il cherche trois choses : de la nourriture facile, un abri contre les prédateurs et un peu d’humidité. Le détail qui fait la différence, c’est souvent celui qu’on néglige : un tas de bois contre la maison, une haie touffue jamais taillée, un coin du jardin laissé à l’abandon.
Fruits tombés au sol et compost mal fermé
Les fruits qui pourrissent sous un arbre fruitier sont un buffet ouvert. Pareil pour un compost mal fermé ou trop riche en restes alimentaires. Je conseille de ramasser les fruits tombés au moins une fois par semaine en pleine saison, et de fermer le composteur avec un couvercle qui tient vraiment.
Signes d’infestation à surveiller
Trous frais, crottes récentes, traces de grignotage sur les bulbes ou les racines : ces signes doivent alerter. Plus on agit tôt, plus les remèdes naturels suffisent. Une infestation installée depuis des mois demande souvent plus qu’un simple purin.
Les remèdes de grand-mère à base de plantes
Ces remèdes visent à repousser les mulots, pas à les tuer. C’est un point important à poser dès le départ, parce que les logiques changent selon ce qu’on cherche à faire.
Le purin de sureau : préparation et dosage
Le purin de sureau est le remède central de cette famille de solutions. La recette, rapportée par depanneo.com, tient en une phrase : 1 kg de feuilles de sureau finement hachées dans 10 litres d’eau, laissé à macérer pendant deux semaines environ.
Le temps de macération n’est pas un détail. C’est lui qui détermine l’efficacité du purin : une macération trop courte donne un liquide peu odorant, donc peu répulsif. J’ai testé les deux méthodes, voilà ce que j’en pense : mieux vaut respecter les deux semaines complètes plutôt que d’accélérer le processus. Une fois prêt, on arrose le sol autour des trous repérés, en renouvelant l’opération toutes les deux à trois semaines.
Les herbes répulsives à planter
Le thym, l’aneth, le basilic et la lavande dégagent des odeurs que les mulots évitent naturellement. Sur le terrain, on voit vite que planter ces herbes en bordure du potager, plutôt qu’au hasard dans le jardin, donne de meilleurs résultats : elles forment une barrière olfactive continue le long des zones à protéger.
Le tourteau de ricin comme répulsif naturel
Le tourteau de ricin concassé, cité également par depanneo.com, s’épand au sol comme un engrais classique. Il a l’avantage de nourrir la terre tout en repoussant les rongeurs. Attention cependant s’il y a des chiens dans le jardin : le tourteau de ricin est toxique pour eux en cas d’ingestion.
Les huiles essentielles contre les mulots
Les huiles essentielles complètent bien le purin, à condition de connaître le bon dosage. Le bon outil, au bon moment — ça change tout, et c’est vrai aussi pour les huiles essentielles : mal diluées, elles perdent leur efficacité ou irritent la peau.
Menthe poivrée, citronnelle et poivre noir : lesquelles choisir
La menthe poivrée, la citronnelle et le poivre noir sont les huiles les plus citées contre les mulots. Je les utilise en alternance plutôt qu’en mélange systématique, ce qui évite que les rongeurs s’habituent à une seule odeur.
Comment diluer et appliquer
Pour une application au jardin, je dilue une dizaine de gouttes d’huile essentielle dans un litre d’eau, dans un vaporisateur. On pulvérise directement à l’entrée des trous et sur les zones de passage repérées, en renouvelant après chaque pluie.
Précautions d’usage
À l’intérieur, on limite les quantités et on aère la pièce après pulvérisation. Les huiles essentielles sont à tenir hors de portée des enfants et des animaux domestiques, et à éviter en présence de chats, sensibles à certaines molécules comme le poivre noir.
Les autres astuces naturelles de grand-mère
Ici, on change de logique : le bicarbonate de soude et le sel ne repoussent pas les mulots, ils visent à les éliminer. C’est une différence à connaître avant de choisir sa méthode, parce que mélanger répulsifs et méthodes létales dans le même traitement n’a pas de sens.
Bicarbonate de soude et sel : ce qu’on en dit et ses limites
Certains présentent un mélange de bicarbonate de soude et de sel comme un moyen de tuer les mulots qui l’ingèrent. Dans mon expérience, cette méthode reste incertaine : rien ne garantit que l’animal consomme la dose nécessaire, et le résultat n’est jamais rapide ni fiable comme un piège.
Odeurs et matières à éviter près du potager
Éviter d’entasser du paillis épais ou des matières organiques non compostées trop près des cultures fragiles : ça crée un abri idéal juste à côté de la nourriture. Le principe reste le même que pour le compost, dégager les zones de refuge proches du potager.
Pièges maison faits soi-même
Une bouteille en plastique coupée, inclinée dans un seau avec un peu d’appât, capture parfois un mulot sans le tuer. C’est une solution artisanale correcte en complément, mais elle demande une surveillance quotidienne pour ne pas laisser l’animal enfermé trop longtemps.
Pièges et solutions pour aller plus loin
Quand les remèdes naturels ne suffisent plus, les pièges du commerce prennent le relais.
Pour visualiser des astuces de grand-mère complémentaires, notamment pour l’intérieur, cette vidéo des Dénicheurs détaille plusieurs méthodes simples à reproduire chez soi.
Piège à mulot efficace : tapette vs piège vivant
La tapette est efficace et immédiate, mais elle doit être manipulée avec précaution, comme le rappelle kenavo-nuisibles.fr. Le piège vivant capture sans tuer, avec l’obligation de relâcher l’animal loin du jardin, sinon il revient.
| Méthode | Effet | Contrainte |
|---|---|---|
| Tapette | Immédiat, létal | Manipulation prudente |
| Piège vivant | Capture sans tuer | Relâcher loin du jardin |
| Purin de sureau | Répulsif, non létal | 2 semaines de macération |
| Huiles essentielles | Répulsif, non létal | Application régulière |
Piège mulot maison : que faire en intérieur
À l’intérieur, je privilégie toujours le piège vivant plutôt que le bicarbonate ou le poison, pour des raisons d’hygiène et de sécurité, surtout s’il y a des enfants ou des animaux dans la maison.
Quand passer à un produit ou un professionnel
Si les trous se multiplient malgré les traitements, ou si les dégâts touchent la structure du jardin, mieux vaut passer à un professionnel de la dératisation. C’est comme sur un chantier : un problème traité tôt coûte toujours moins cher qu’un problème laissé s’installer.
Éviter que les mulots reviennent
Un jardin bien tenu reste le meilleur répulsif à long terme. Je le vois sur chaque chantier : c’est l’entretien régulier, pas le traitement ponctuel, qui fait la différence dans la durée.
Fermer les points d’entrée et ranger le jardin
Bouchez les trous identifiés avec de la terre tassée ou du grillage fin. Rangez les tas de bois et de matériaux à distance des façades et des potagers, là où les mulots aiment se cacher.
Entretien régulier du potager et du compost
Un potager désherbé et un compost bien fermé limitent fortement les nouvelles installations. C’est un principe que j’applique aussi côté aménagement extérieur : un espace facile à entretenir reste un espace qui décourage les nuisibles.
Répéter les traitements naturels dans la durée
Le purin de sureau et les huiles essentielles perdent leur effet avec le temps et la pluie. Je recommande de renouveler l’application toutes les deux à trois semaines en période active, au printemps et à l’automne, pour garder le remède de grand-mère contre les mulots opérant.
Questions fréquentes
Comment se débarrasser des mulots et campagnols ?
Les deux rongeurs ne se traitent pas exactement pareil : le mulot répond bien aux répulsifs naturels comme le purin de sureau ou les huiles essentielles appliquées près des trous, tandis que le campagnol, qui creuse des galeries en surface, demande souvent un traitement plus ciblé de ces galeries, voire un piégeage adapté. Dans les deux cas, identifier d’abord l’animal grâce aux trous et aux galeries évite de traiter au hasard.



